PITA

La création de ce blog m’a valu le plaisir de recevoir un email d’un ami que je n’avais pas revu depuis longtemps, Frako-Poly Katalell. C’est à la sortie des artistes de l’Olympia, où il était venu me voir en spectacle que je fis sa connaissance. Comme il avait envie de parler de ce qu’il venait de voir et entendre, notre entretien s’est poursuivi dans un bar de la rue de Caumartin et fut le début d’une belle amitié; de celles que ni l’éloignement ni la rareté des rencontres n’affaiblissent. Frako-Poly que, sur son conseil, j’ai toujours appelé Pita, un sobriquet qu’il portait joyeusement depuis ses études à Grenoble, a toujours fait preuve d’une curiosité et d’une envie de comprendre hors du commun. Son avidité de connaissance le pousse à poser question sur question, toutes plus innocentes ou naïves les unes que les autres, et gare à celui qui ne répond pas où qui s’en sort par une pirouette pour masquer son ignorance ou sa mauvaise foi. Il ne le lâche pas tant qu’il n’obtient pas une réponse cohérente. C’est ce travers qui lui valut en fac le surnom de Pita. Ses condisciples, dont le savoir se limitaient en général aux derniers résultats des matchs de ligue et à la lecture de L’équipe, l’appelèrent entre eux “Pain in the ass” (l’équivalent de notre “casse-couilles”) puis, pour rester apparemment corrects tout en étant sournois, Pita, en ne retenant que les premières lettres de chaque mot de l’expression anglo-saxonne : p, i, t, a, Pita.
Frako-Poly, désormais “Pita”, n’en fut pas le moins du monde vexé ou blessé. Bien au contraire, il considéra que ce surnom, dont il savait parfaitement l’origine, était une sorte de reconnaissance d’une qualité essentielle pour les gens de son peuple, la curiosité, et la justification de son statut d’étudiant-ambassadeur-plénipotentiaire de la minuscule principauté dont il est originaire et dont je vous dirai bientôt tout ce qu’il m’en a dit.
Mon ami Pita m’a donc écrit et c’est avec une joie non dissimulée qu’à l’avenir, je mettrai ses lettres en ligne, chaque fois que cela me paraitra digne d’intérêt. Nos cultures sont tellement différentes que je suis persuadé que son point de vue ou ses interrogations ont quelques chances de nous amener nous-mêmes, à “nous poser des questions”.

LE GÂTEAU

“Mon très cher, grand et noble ami,*

J’espère que cette missive te trouve en bonne santé malgré les années qui passent inexorablement…[ ]… Ma mission m’a certes tenu éloigné de mon pays, ma famille et mes amis mais passionné au-delà de tout ce que je pouvais imaginer. L’Homme est définitivement un drôle d’animal…[ ]… Je suis désormais Ministre des Affaires Étranges ce qui revient à dire des affaires étrangères tant ce qui se passe à l’extérieur des mûrs de notre petite Principauté calme et sereine dépasse souvent l’entendement…[ ]… C’est par Internet qui est, comme je te l’ai dit, notre principal lien avec le monde extérieur, que nous avons suivi les premières péripéties de la crise économique et financière qui frappe vos États dits phares et prospères. Sans méchanceté aucune, je dois te dire que nous avons beaucoup ri…[ ]… Cela fait déjà plusieurs années que nos économistes scrutent les écrans et se demandent où vos financiers ont appris la finance. Bien sûr, on peut toujours imaginer que certains d’entre eux soient malhonnêtes (nous avions repéré les méfaits de Madoff bien avant qu’il ne soit arrêté) mais cela ne ferait des autres, les supposés honnêtes, que des “gros couillons” (ce terme est-il encore à la mode chez vous ?) seulement motivés par l’appât du gain. Comment peut-on confier ses économies à de tels crétins ? Et s’ils ne sont pas des crétins, ils avaient sans doute compris ce qui se tramait et dans ce cas, les honnêtes banquiers deviennent complices et aussi malhonnêtes que les malhonnêtes. Cela fait, tu en conviendras, une belle bande de brigands en col blanc…[ ]… Dans mon cher joli petit pays nous savons bien que la richesse d’un pays est comme un gâteau et que ce gâteau est à partager entre tous les citoyens en juste rétribution de ce qu’ils apportent à la société. Plus certains veulent une grosse part du gâteau, moins il en reste pour les autres dont, logiquement, la part diminue…[ ]… Il en va de même pour toute la planète. “Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme” a dit votre savant Lavoisier (Est-ce pour cela que vous l’avez guillotiné ?) paraphrasant les termes d’Anaxore de Clazomènes qui savait déjà ça six siècles avant J.C. Cette loi s’applique également à la richesse mondiale, tous pays confondus. Il ne peut pas y avoir plus d’argent qui circule dans le monde qu’il n’y a d’or en garantie dans les banques nationales. Quiconque oublie cette règle élémentaire s’expose à la banqueroute. J’ai bien peur mon ami, que vous y soyez en plein dedans…[ ]… Mais oublions les choses qui fâchent. J’ai appris que tu avais changé ta vie…[ ]… Je vais suivre avec attention l’évolution de ton diablogue et me ferai un plaisir d’y participer… etc… etc.

Pita

PS : Je ne désespère pas, bien que la route soit longue jusque là-bas, d’aller te rendre visite en Corse.”

* L’affabilité orientale est parfois redondante, mais je l’avoue bien agréable.

MAIS D’OU VIENT-IL CELUI-LÀ ?

Je crois qu’il est temps de vous faire part de ce que je sais des origines de mon ami Pita.

Frako-Poly Katalell, dit Pita, donc, est originaire d’une petite principauté de Périmésie Inférieure située entre le Pont Euxin et le Pont de Tangkar-Vyl (Ne pas rater l’embranchement au risque de se retrouver à Tangkar-Gar). Cette minuscule principauté fut nommée « Band-ed-Troudyk » par les Goths qui en 255 l’assiégèrent sans jamais pouvoir la prendre et qui se retirèrent, rageurs, dépités et « la queue entre les jambes » (Expression Troudykienne, à l’origine). Il est vrai qu’arrivant par l’un ou l’autre des deux Ponts, on se trouve sous la menace des flèches, cailloux, boulets, chaises, tables, auges à cochon, confettis… (tout ce qui leur tombe sous la main, en quelque sorte) sur les deux longs chemins en terre battue qui montent à découvert vers la citadelle perchée au sommet d’un piton des contreforts des Balkans-Est. Les habitants de l’époque qui avaient depuis longtemps assimilé le fait qu’être insulté de la pire des façons par des brutes sanguinaires et ignorantes était plus que voluptueux, gardèrent donc avec une fierté non dissimulée l’appellation gothe, la considérant à juste titre comme un trophée de guerre, glorieux témoin d’une victoire aussi éclatante qu’indiscutable… Quoi qu’aient pu en dire les Goths.
La population actuelle de cette forteresse dont les remparts délimitent ses frontières, coule des jours heureux à l’abri de ses hauts murs qui se révélèrent au fil des siècles aussi imperméables à la modernisation progressive du monde qu’ils le furent aux Goths. Il n’y a guère que le poseur d’antennes paraboliques, un homme sûr et sous serment, qui a le droit d’aller et venir à son gré, la télévision et internet étant en effet les seuls liens que Band-ed-Troudyk garde avec le monde extérieur. La principauté est régie par un prince d’Opérette élu parmi l’Aréopage Scientifique Littéraire et Poétique, la plus haute autorité de cette principauté depuis que son fondateur, Kornelius Kosinus Kub (que tous les Troudykiens appellent affectueusement Trois-K) découvrit un dimanche du début du siècle dernier lors d’une cueillette de champignons sur les hauteurs boisées une étrange tache noire sur son sarouel blanc. C’était du pétrole. Parfaitement au courant de la soif d’or noir qui commençait à agiter les affairistes du monde entier, Trois-K, que l’on écrit logiquement 3K en langage SMS, rassembla la population et, dressant un tableau apocalyptique de ce qui adviendrait si sa découverte était connue, demanda à ses concitoyen d’en garder le secret absolu. Ce qu’ils firent. 3K retourna quand même sur son coin à champignons avec quelques hommes plus doués pour la pioche que pour les sciences, la littérature et la poésie qui creusèrent en suivant le suintement d’hydrocarbure, faisant bien sûr très attention à ne pas élargir le trou. Ils creusèrent tant et si bien que, quelques mois plus tard et une bonne centaine de mètres plus bas, ils furent en mesure de mettre en place un forage sans qu’aucun satellite de surveillance au monde ne puisse jamais déceler une activité quelconque dans ce coin des Balkans. Je vous laisse imaginer une immense cathédrale souterraine dont le sommet est perforé d’un trou qui vu du fond n’est pas plus gros qu’une tête d’épingle. C’est par ce petit trou que passent depuis des décennies les travailleurs Troudykiens. Cette petite entrée originelle, que non sans humour ils ont appelé « l’Orifice », étant judicieusement camouflée par un bâtiment sur lequel est inscrit « toilettes publiques », Américains, Russes et Chinois se demandent depuis toujours et encore quelle peut bien être cette maladie urinaire qui fait que chaque matin de chaque jour ouvrable, quelques centaines d’hommes se ruent à heure fixe, dans les toilettes publiques de Band-ed-Troudyk.
Comme un bonheur n’arrive jamais seul, en creusant pour atteindre la plateforme pétrolière souterraine les piocheurs trouvèrent un filon diamantifère, du fer, du cuivre, de l’or, de l’argent et une rivière au débit impressionnant qui leur donna la possibilité de se débarrasser des déchets miniers et ainsi ne pas avoir à former à l’extérieur des terrils qui auraient forcément attiré l’attention des nombreux espions qui rôdaient autour de Band-Ed-Troudyk cherchant à savoir d’où provenait l’incroyable opulence de cette petite principauté. Cette rivière causa bien des tracas aux Troudykiens. Ils eurent longtemps mauvaise conscience. Ces déchets qui partaient à vau-l’eau les empêchèrent de dormir. En effet cette rivière souterraine, à laquelle ils n’ont jamais donné d’autre nom que « la rivière de la honte », se déverse dans la mer Noire, et ils culpabilisèrent une bonne dizaine d’années, persuadés qu’ils étaient responsables de la noirceur de cette mer à cause de l’entorse qu’ils faisaient à l’écologie. Puis, les générations se succédant et, comme partout ailleurs, s’empressant d’oublier au passage les points les plus obscurs et douteux de leur histoire, il n’y a plus un Troudykien pour se sentir coupable de quoi que ce soit et il se trouve toujours un vieux sage pour expliquer doctement qu’on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. D’autant que les omelettes sont servies dans de la vaisselle en or, en argent, en vermeil, dans cette petite citadelle aux allures de carte postale, perdue sur un piton des Balkans-Est et dont personne au monde, à part vous et moi, ne sait qu’elle est perchée sur une montagne miraculeuse, unique en son genre sur la planète Terre, chaque année un peu plus vidée de son contenu par une population dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle sait garder un secret.
Au dire de Pita, il y a encore des siècles de richesses à extirper de cette singularité géologique qui garantit à son minuscule pays une indépendance et une autonomie totales.
Bref ! Band-Ed-Troudyk, vous l’avez compris, est une principauté ou règne le calme, le luxe et juste ce qu’il faut de volupté pour que la population se renouvelle sans que son nombre croissant n’oblige ce peuple pacifique à se lancer dans une guerre de conquête de territoires limitrophes. Il est vrai que leur boulimie de télévision et d’internet s’est très vite révélée une alliée opportune de la régulation des naissances. Pour faire court, Les Troudykiens et les Troudykiennes baisent peu ou même, ne baisent qu’utile. Un homme meurt, un bébé nait. Pas si facile à gérer…

VULGAIRE (de Vulgus « le commun des hommes »)

Mon très cher,
[…] La description que tu as faite de Band-Ed-Troudyk, me laisse à penser que je devais avoir le mal du pays lorsque je t’ai raconté ma terre natale. Peut-être aussi, les vins français m’ont-ils poussé au cours de nos nombreuses agapes germano-pratines à enjoliver quelque peu une réalité moins idyllique que celle dont tu as gratifié tes diablogueurs. Notamment en ce qui concerne le comportement sexuel des Troudykiens. Internet, en plus d’être une galerie marchande universelle, est aussi, tu le sais, un immense sex-shop et il me faut bien admettre que nombreux sont les disciples d’Onan dans notre modeste principauté… […] Quoi qu’il en soit, c’est toujours avec un vif intérêt que nous suivons les péripéties politiciennes de votre hexagone. Cependant une chose me frappe : Comment le « pays des lumières » en est-il arrivé à mettre au pouvoir un lumignon ? Vous avez pourtant eu dans votre Histoire récente, des hommes dont on peut affirmer, qu’au delà de leurs convictions, ils incarnaient à la fois grandeur et hauteur de vue. Indiscutablement, de vrais hommes d’État. Parallèlement à la récession économique, ne seriez-vous pas en récession spirituelle ? L’esprit français et ce que vous appelez je crois « la classe », reconnus et appréciés dans le monde entier, seraient-ils en voie de perdition, détrônés par une vulgarité ambiante indigne de vous ? […] C’est avec intérêt que j’entendrai ton opinion…

RÉPONSE : Cher Pita, j’avoue être moi-même dans la plus grande des circonspections. Une société, à l’instar d’une espèce animale, aurait-elle tendance à s’abâtardir ? Avec le nombre ? À cause d’une alimentation trop riche et survitaminée ?… Ou, peut-être, d’émissions de télévision tellement vulgaires, au sens étymologique du terme, qu’elles finissent par être le maître à penser du plus grand nombre ? Ainsi, et pour répondre à une partie de ta question, nos dernières élections présidentielles furent-elles placées sous le signe de « La Star Ac’ », un télé-crochet très populaire dans notre région du monde dans lequel on demande aux téléspectateurs de taper 1 ou de taper 2 sur leurs téléphones pour élire le chanteur amateur gagnant. La médiatisation des candidats à la Présidence fut telle que les français crurent sans doute que c’était le même type de jeu. En tout cas, c’est de la même manière, en tapant 1 ou 2, qu’ils ont élu un Président… amateur. À moins, tout simplement, que ce Président ne soit que le juste reflet de ce qu’est devenu le peuple français. L’œuf et la poule… Qui saura jamais ?

13 Réponses à “PITA”


  • Bonjour Michel,

    Après avoir lu et relu ton texte d’introduction, fort bien écrit, et l’email de Pita, je suis tarabustée par une question qui peut te paraître saugrenue et déplacée. Si c’est le cas, pardon. Tant pis…je me lance : Pita existe-t-il vraiment ou est-il un pur produit de ton esprit créatif destiné à exprimer d’une manière pittoresque tes propres opinions sur notre société ? Son nom étrange, son style « oriental » mais en français châtié, le mystère qui plane sur sa « mission », sa « principauté » (qui ressemble à un paradis terrestre !) et les « gens de son peuple », ainsi que le caractère philosophique de ses propos le font ressembler en tout cas à un personnage imaginaire…presque trop beau pour être vrai !
    L’ambiance qui émane de ce texte m’a fait penser d’ailleurs aux Lettres Persanes de Montesquieu et au Candide de Voltaire, comparaison flatteuse s’il en est !
    Mais peut-être que j’ai trop d’imagination et que Pita est un authentique citoyen de ???
    J’attends en tout cas avec la curiosité qui caractérise son peuple la suite de ses propos !
    En attendant je t’embrasse
    Viviane

    RÉPONSE : Est-ce que ça répond à ta question Viviane ?

  • Bonjour!
    Hé bien, c’est fou! Je viens de lire et relire cette histoire de Pita, sachant que je ne suis pas très instruite en histoire, logique que je n’y comprenne pas grand-chose!
    A part le Pont Euxin… dont j’ai un bien vague souvenir, le reste n’a pas l’air d’exister et en fait de Tangkar-Vyl, je ne connais que Tancarville comme tout le monde il me semble!
    Et puis j’étais en train de me dire qu’il faudrait que je demande son avis à Viviane… et voilà qu’elle est passée par ici!
    Pour moi ça fait penser à un conte philosophique… à suivre???
    Evidemment, la question est: Pita est-il réel?
    Bise et au plaisir!
    Françoise

  • en lisant la deuxième partie ,pont de tankarville, citadelle, fleuve…. je me suis retrouvée en pensée à Honfleur;.. puis le bandetrouduk….
    J’envie votre manière de vous exprimer Viviane et toi.
    parfois compliqué parce que je n’a

  • en lisant ce texte je suis partie en pensée à Honfleur que j’aime beaucoup, au pont de tankarville, son point de vue (citadelle) à la seine… et en passant j’ai une petite pensée pour Michel Serrault.
    Puis la bande de trou duk..
    Comme je voudrais avoir votre facilité de m’exprimer comme toi Viviane et toi Michel..
    C’est parfois un peu compliqué car ma culture est loin du niveau de la votre.
    Bravo
    kithy

  • Bien sûr, Michel, que ça répond à ma question !
    Comment ai-je pu, femme de peu de foi, douter de la réalité de ce ressortissant noble et cultivé d’une si discrète principauté ?
    Je savais pourtant, grâce aux Epistulae Turcicae d’Ogier Ghislain de Busbecq, que des Goths chassés par les Huns avaient gagné les bords de La Mer Noire en y important leur dialecte germanique*…Band Ed Troudyk, voilà un nom à consonance typiquement germanique, surtout si l’on garde à l’esprit qu’autrefois le Y se prononçait U…
    Je présente donc mes excuses les plus plates à Pita et lui souhaite de longues et heureuses années dans son pays. Tout compte fait, je ne l’envie pas, car cette principauté ressemble trop à une prison dorée en forme de termitière géante ! Tout imparfait qu’il est, je préfère notre monde où l’on peut au moins rêver à un futur meilleur. D’ailleurs, ça doit être mortellement ennuyeux de vivre perpétuellement dans l’abondance et la perfection !

    P.S. Que font-ils de leur pétrole, puisque, à l’évidence, il n’y a pas de place pour des véhicules à moteur, et qu’ils ne le vendent pas ???

    * Vrai

  • Pour Kithy,

    Kithy, surtout pas de complexe ! Chacun son truc : tu es sûrement bonne dans des domaines où je suis nulle (par exemple la cuisine ou d’autres choses). Si tu veux savoir, moi je suis beaucoup plus à l’aise dans l’écrit que dans l’oral car je suis timide. La culture n’a rien à voir avec l’intelligence ni avec les qualités du cœur, et ça j’ai compris que tu en as ! Je t’embrasse

  • Chers tous,

    J’ai aussi eu la chance de rencontrer lors d’un voyage voilà une dizaine d’années en Syldavie, à l’aéroport de Klow, un troudykien, dont je suis incapable de me rappeler le nom. Nous avions beaucoup ri car cet affable petit bonhomme (je ne me rappelle pas son nom) nous avait expliqué être ambassadeur de sa principauté pour une dizaine d’états en europe du sud-est. Il partageait son temps entre la Grèce et Athène, la Macédoine, le Zotrland et sa capitale Schlafensiegut (le pays des pommes rouges – longuement décrit par Greg) et évidemment la Syldavie (connue pour son eau minérale décalcifiante). C’est vrai que grâce à notre ami Michel, je comprends mieux maintenant les mille et un détails que j’ai trouvé curieux chez ce troudykien: son amabilité constante, son indolence face aux affichages dans l’aéroport (il exigeait- me confia-t-il- se faire appeler en dernier appel par l’hôtesse de l’aéroport) et son étonnant baggage (un morceau de montagne de la taille d’un ballon de foot et une brosse à dent assortie d’un petit sachet de souffre brut). Je me rappelle comme si c’était hier de son sourire aux dents terreuses quoique aux relents douteux. Je puis donc certifier en avoir croisé un et vous assuré du sérieux grenoblo-corsien de notre hôte. Ceci dit, et mon témoignage achèvera de vous convaincre puisque je vous le dis, nous voilà tous accrochés (par les poils de quoi ?), aux prochaines missives de l’ami de jeunesse (on sait d’où l’on voit mais on ne sait pas où l’on va?) de l’ami Michel, dont les qualités d’auteur étonnent à force de n’avoir pas été plus souvent utilisées pour l’art décrit (injustement?) comme mineur ( de trou de montagne – on y retourne…)

    O vous Kithy et Viviane, mes soeurs humaines et ouesteuropéennes, ouvrons (enfin?) nos oreilles et nos yeux, et au-delà des facécies troudykiennes, attendons-nous à être éclairés par quelque phare insoupçonné et pitaesque. Hélas les filles, n’étant ni cultivé (à part à cultiver jalousement le poil que j’ai dans la main) ni très pratique comme garçon, je ne peux que vous proposer mes services de porteur ou de sherpa, au cas où nous organisions dans le futur un voyage d’étude ensemble dans cette principauté.

    Je vous embrasse et me réjouis déjà du voyage.

  • Bonjour!
    Le 22 mars au soir, j’avais laissé un commentaire qui reste toujours soumis à la modération… donc, je recommence et j’ajoute une suite, on verra cette fois si ça passe.

    Je disais donc, finissant de lire et relire l’histoire de Pita et sachant que je ne suis pas très instruite en histoire, qu’il était logique que je n’y comprenne pas grand chose.
    A part le Pont Euxin dont j’ai bien un vague souvenir, le reste n’ a pas l’air d’exister et en fait de Tangkar-Vyl, je ne connais que Tancarville, comme tout le monde, il me semble.
    Ensuite, les lumières de Viviane sont apparues, et puis j’ai pensé qu’il s’agissait d’une sorte de conte philosophique.Bravo à l’auteur!!
    La réflexion de Kithy me rappelle un pps présent sur l’ancien site qui expliquait avec humour que le « tr……….l » était le seul à décider! Michel, à l’époque, tu avais ajouté que tu trouvais cette blague vengeresse!
    Et puis, Hervé, j’ai pensé aussi à la Syldavie inventée par Hergé ce qui me donnait une explication pour la Périnésie.
    Ton dernier paragraphe est excellent Hervé, tu as le clavier facile!

    Bises à tous, et au plaisir de vagabonder ensemble!

    Françoise.

  • oh lala viviane, michel,hervé, où allez vous chercher tout cela… épatée par votre savoir, votre facilité d’écrire, votre imagination.
    je devrais peut être lire autre chose que J. Boissard, higgins clark, bourdin , cook….
    Je ne complexe pas vraiment mais je me rends compte que ma culture n’est pas terrible.
    Michel m’avait bien dit que tu étais un puit de savoir viviane. J’irai faire un de ces jours un stage près de toi. ok?
    Bon dimanche à tous

    Kithy

  • Mon cher Pita,
    Au moins l’onanisme a-t-il l’avantage d’éviter la surpopulation, ce qui, vu l’espace vital limité dont vous disposez dans ton pays, n’est pas négligeable!
    Je pense que, de tout temps, les centres d’intérêt du « vulgus » n’ont jamais volé bien haut: pense aux spectacles de gladiateurs, au succès des exécutions publiques jusqu’au 18e siècle, et autres joyeusetés anciennes! Mieux vaut peut-être encore la Star Ac! Mais il est très dommage que ce merveilleux outil technologique qu’est la télévision ne serve pas plus à élever le niveau au lieu de l’abaisser! A ce sujet, chapeau à France 2 qui, depuis quelques mois, retransmet en direct des pièces de théâtre jouées à Paris par de grands acteurs.
    Quant à « ceux qui nous gouvernent », le fait de se comporter comme les plus mégalos des peoples ne les grandit certainement pas. Là encore, le rôle des médias, télé et certains journaux, est plus que discutable. Mais ça plaît à un grand nombre et ça rapporte donc beaucoup de sous…
    Mes amitiés à tes concitoyens!
    Viviane

  • P.I.T.A. : Petite Invention Très Amusante, Philosophe Intrigant Terriblement Affûté… Qu’importe, ces textes nous invitent sérieusement à la réflexion et c’est le principal. Quoique parfois, celà conduit à l’insomnie et je me suis surpris le week-end dernier à me réveiller à l’heure où Michel termine ses séances de studio et à penser à PITA jusqu’au petit matin ! M’est ainsi apparue une évidence que je résume ainsi : de l’information ou la communication à la manipulation, il n’y a qu’un pas. Pourquoi le franchit-on ? Par soif de pouvoir sans doute. Qu’est-ce que le pouvoir ? Ne serait-ce pas un résidu de notre étape strictement animale qui se partageait entre dominants et dominés ? Alors, aujourd’hui, qu’est-ce qui pourrait caractériser l’homme, cet « animal intelligent » ? Si les sentiments, le respect caractérisaient cette frontière entre l’homme et l’animal. Si nous mettions donc du respect, de la morale dans nos actes, y compris dans le pouvoir (le leader) qui est pourtant nécessaire à toute société ? Alors un exemple à la mode : le patron débarqué respectant les gens qu’il abandonne dans une entreprise en crise n’imaginerait même pas une seconde percevoir des stocks options ou autre bonus. Celà peut sans doute paraître vieux-jeu dans notre société actuelle mais tant d’autres choses dans notre vie sortiraient grandies grâce au respect. Je vous laisse y réfléchir car je ne vais refaire toute ma nuit sur le blog !!!
    Amitiés à tous et plus particulièrment à PITA !

    PS : pas de complexe Viviane, ta table est très accueillante et l’on y mange très très bien. Je n’ai d’ailleurs pas encore trouvé le moyen de t’en remercier pour ce repas à sa juste valeur !

  • monsieur fugain j imerai vous parler de notre fils atteint de mucoviscidose et en attente de greffe il a pu acheter une maison mais malheureusement la maladie a pris le dessus . nous parents freres et soeurs creons une associaeion du nom de association mucoviscidose aid-dons emmanuel pour lui permettre d acheter le materiel car nous avons eu beaucoup de contact de benevols pour effectuer les travaux ce qui nous manque ce sont les dons pouvez vous nous aider et que peut on faire pour qu on nous aides

  • Stephanie Noemie Miriam

    Je voudrais vous remercier pour le concert a Rotterdam!
    C’etait super. Quelle generosite.
    La seule chose qui me derangeait un peu quand meme etait la traductrice
    Je parles de nombreuses langues de la mon esprit critique.
    Et merci a vos musiciens aussi. J’esperes que vous reviendrez au Pays Bas ou Belgique.
    Ca faisait tres longtemps que j’avais eu une soiree si nourrissante.

    Shalom ,
    Stephanie

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